Éleuthère

Olivier Sedeyn Yoga, Chant, Vers la Sagesse

Qu’est-ce qui, en nous, est « vrai »?

Qu’est-ce qui en nous est vrai? Notre attitude, nos opinions, la manière dont nous nous affirmons? Ou l’être profond, quelquefois serein et paisible, mais souvent triste, souvent malheureux, presque toujours blessé, qui se sent vulnérable? 

L’attitude, la pose, que nous adoptons envers les autres, notre attitude extérieure nous sait vulnérable, même si elle nous empêche d’en être conscient ; et qu’elle cache cette vulnérabilité. Mais le masque sait qu’il est un masque. Et j’en suis aussi quelquefois conscient, n’est-ce pas ? 

Et pourtant, c’est cette vulnérabilité, cette sensibilité, qui fait de nous des êtres humains vivants, et non morts. Quand l’attitude aura tout cuirassé, quand je serai devenu identique à l’image que je me fais de moi, à l’image que je construis de moi et que je projette au dehors, pour les autres, je serai bien mort, même si je ne suis pas encore dans la tombe. Quelqu’un m’a dit un jour, aux premiers temps de mon « apprentissage », alors que j’exprimais ma souffrance: « ce sont tes faiblesses aussi qui te rendent aimable ». Cela m’a surpris, et cette phrase n’a pas cessé depuis de mûrir en moi. 

Ecouter cette vulnérabilité, l’accepter en soi, l’observer, voir quelles indications elle donne sur mon désir, mes aspirations, mes frustrations aussi. Si je les regarde elles aussi, je vois au-delà; je vais déjà un peu au-delà.

Où donc ? 

Vers le contentement. Pas la satisfaction, le contentement. Il faudrait, nous devrions, être toujours content. Content de ce que nous avons, de notre sort, content de vivre. Soyez contents, mais jamais satisfaits, repus, prêt à dormir d’un sommeil encore plus profond, encore plus lourd. Sachons donner notre bonne nature, c’est-à-dire notre sourire, notre amabilité, notre gentillesse, plutôt que notre mauvaise humeur, notre colère et toutes nos émotions négatives. Nous sommes responsables de l’effet que nous faisons sur les autres. Avez-vous jamais senti l’effet de la colère, rentrée ou pas, d’un autre sur vous? Avez-vous senti l’atmosphère que quelqu’un de mauvaise humeur diffuse autour de lui? Et au contraire, vous avez certainement senti la légèreté, la joie, la facilité et la douceur de quelqu’un qui vous parle gentiment et qui donne ce que j’appelle « sa bonne nature »? C’est ce que donne sans jamais y penser, tout naturellement, un enfant paisible. Cela n’a rien de gnan-gnan ni de cul-béni. Nous devrions agir en conséquence. Maîtriser nos émotions négatives, ne pas les exprimer extérieurement, mais les observer ; et manifester autour de nous notre joie et notre amour. Cela aussi s’apprend. Par la pratique, par l’exercice, par la vigilance constante, de plus en plus constante. Par le nettoyage intérieur, la purification de l’ego.

Olivier Sedeyn

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