Éleuthère

Olivier Sedeyn Yoga, Chant, Vers la Sagesse

L’expérience du yoga

Nous faisons souvent du yoga pour notre santé et il est absolument incontestable que la santé en bénéficie (il est vrai que seuls peuvent le dire ceux qui en ont fait l’expérience réelle au cours d’un temps souvent assez long). Mais plus profondément, plus loin que la santé, il y a l’être que je suis, qui s’avance dans la nuit du monde, et qui cherche la lumière. En faisant du yoga, j’abandonne tous les repères extérieurs (pensées, opinions, désirs, émotions, attachements) et je m’abandonne au mouvement de mon attention attentive qui explore ses sensations, la vie dans son corps, qui va bien plus loin que la corporéité « plate », celle du corps grossier, visible et tangible. Ou, inversement, ce corps que je croyais « grossier » devient profond, subtil, vivant d’une vie que je ne lui connaissais pas, étonnamment et puissamment « réelle ». Souvenons-nous que tous les mots que nous utilisons (ce sont des outils, des signes, des indications), comme « grossier » et « subtil » ne peuvent décrire exactement la réalité ultime qu’ils visent et éclairent néanmoins.

C’est à explorer cet « espace intérieur » que je vous convie, à chaque fois, et à chaque fois, c’est différent, car tout est différent. Tout est toujours différent. Ce qui ne change pas, c’est « seulement » l’attention que nous sommes capables de mobiliser, d’orienter sans rigidité, avec abandon (paradoxe : comment orienter l’attention avec abandon?), sur nos sensations, sur la vie qui est en nous. Alors, nous touchons à cet agir menant au non-agir dont parlent beaucoup de textes orientaux. On fait des efforts, et quelquefois on « sue », mais dans l’intention souple et non rigide de parvenir à l’abandon, à une réceptivité à ce que l’on ne peut pas attendre, à nous ouvrir vraiment et profondément à l’Inconnu. Être attentif à l’inattendu, paradoxe encore sans doute. Mais le merveilleux, c’est que l’inattendu à chaque fois, est au rendez-vous. Si je suis présent. Et cette attention retrouvée, cette conscience ouverte, c’est « Moi », le « moi » de Krishna (figure de l’Absolu) dans la Bhagavad Gîta, l’absolu senti au plus profond de soi, dans le silence et dans le calme. Cette exploration est donc vraiment une voie de connaissance de soi, de réalisation de soi. Parfaitement singulière en chacun. Le maître est à l’intérieur de chacun, il est à la fois l’être qui palpite et que je sens et l’attention qui en prend conscience et observe impartialement. 

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